Les particularités musicales

La Musique de la Légion étrangère a conservé l'usage du célèbre chapeau chinois, héritage de l'armée d'Afrique, et des fifres.

Le chapeau chinois, pavillon de cuivre garni de clochettes, surmonté de la grenade à sept flammes, est d'origine turque. Progressivement abandonné au cours du 19ème siècle par la plupart des musiques militaires, il a été conservé par la Légion qui l'a alors orné de queues de cheval. Leur présence trouve son origine dans une vieille coutume islamique adoptée par les régiments d'Afrique : la queue du cheval tué sous le guerrier était témoignage de courage.

Exposée devant la tente du chef, elle devenait le symbole du commandement. Instrument d'origine suisse, apparu en France sous Louis XI.

 

Le fifre

Le fifre a accompagné jusqu'à la révolution les tambours de l'infanterie française. Il tomba ensuite en désuétude et ne fut plus conservé que par quelques unités comme la Garde impériale ou la Garde suisse. La Légion a préservé le répertoire pour fifres.

Elle le joue indifféremment avec des fifres ou avec leurs équivalents modernes, les petites flûtes. La batterie présente également la caractéristique de porter le tambour bas, le cercle inférieur se trouvant à hauteur des genoux.

Enfin, la Musique de la Légion se distingue des autres formations musicales de l'Armée française par le rythme particulier de ses marches. La Légion défile à 88 pas minute contre 120 pas minute pour les autres unités. C'est ce rythme lent et puissant qui vaut à la Légion de clore les défilés militaires.

 

Le Boudin

Les origines du mot, comme celles du célèbre refrain, sont assez mal connues. Il s'agirait du rouleau parfait de la toile de tente fixée sur le sac et que l'on appelait volontiers "boudin". C'est peu de temps avant le départ du régiment étranger pour le Mexique que Monsieur Wilhem, chef de musique, composa cette marche qui est devenue la marche de la Légion étrangère.

Les paroles actuelles ont probablement été adoptées vers 1870 : le Roi des Belges avait demandé que ses sujets ne combattent pas en France et de nombreux Alsaciens et Lorrains s'engageaient à la Légion...

 

La formation

La batterie à 18 musiciens comprend les tambours, les caisses claires, les cymbales, la grosse caisse, les clairons et trompettes de cavalerie et enfin les fifres.

L'harmonie à 32 musiciens comprend les clarinettes, les saxophones, les trompettes et cors d'harmonie, les trombones, les basses, les barytons et les soubassophones.

Au total, la Musique compte 65 personnels défilant : 1 officiers, 12 sous-officiers et 52 militaires du rang.

 

| Ref : 589 | Date : 18-07-2016 | 5956